SÉJOUR DANS LA RÉGION DE BAÑOS – EQUATEUR (FR)

Récit Sur la Route du Patrimoine (photos à la fin)

« Ca y est la pluie est arrivée. Comme moi qui me suis remis en selle, elle est là, et est parfois capricieuse et sort quelques fois de son rythme habituel : matin soleil et après-midi pluie. Après une journée extra passée en compagnie de la famille de Javier et Rosa à Latacunga et Ambato, je suis remonté plein d’énergie malgré les pépins mécaniques de reprise. Surtout que la descente m’attend pour redescendre plus de 2000 m jusqu’à l’Amazonie équatorienne. Enfin avant je pense m’arrêter à Baños ou j’aurais passé quelques jours bien agréables 4 mois plus tôt en compagnie d’Eva, Erwan et Marina, dans le sympathique D’Mathias Hostal.

« Es pura bajada, no problema » : c’est que de la descente, pas de problème. Je devrais commencer à m’y habituer des informations erronées des personnes au sujet des distances, orientations et dénivelés. Cette fois encore j’y ai cru. Eh bien non cela ne faisait pas que descendre. Les bougres parfois bien portants feraient bien de s’essayer à la bicyclette pour perdre leur bedaine qu’ils vous montrent allègrement lorsque la température de l’air monte un peu. Bref, ces pentes ventées une fois montées, c’est enfin la vrai descente!

Arrivé à Baños en fin d’après midi. Ça fait bizarre d’arriver dans cette ville hautement touristique en tenue de cycliste. De contacts en contacts glanés les jours précédents, un certain Marcelo m’indique une fondation ou je pourrai probablement rester quelques nuits. De la fondation Oscar Efren Reyes recherchée, je me retrouve finalement à la Fondation Arte del Mundo. Karl me reçoit volontier et m’ouvre la porte. Après quelques hésitations, il m’offre la possibilité de rester ces jours-ci en échange d’une session de partage du voyage avec les enfants, ce que j’accepte avec plaisir.

Très vite, la « spirale médiatique » me fera passer à la radio locale du Santuario s’il vous plaît (la ville est un lieu de pèlerinage important au pays). Même je vais faire une présentation à la Libreria Arte e ilusiones. Au-delà de leurs excellents chocolats chauds, Juan Diego et Nunne n’hésitent pas à accepter la proposition. Rendez-vous pris.
Mes journées se résument à la préparation de ma présentation, des balades sur le versant faisant face à Baños et au volcan Mama Tungurahua (dont la dernière éruption violente date de 2009), des plats délicieux au marché municipal et à un restaurant végétarien Kichua restaurante, un bain dans les eaux thermales de la Virgen (j’en suis ressorti vraiment purifié, (…) enfin avec quelques morpions équatoriens résistants à l’eau chaude!!!!) et errer dans les ruelles à l’écart des 6 blocs touristiques. Car cette ville devient une destination à la mode du touriste à sac à dos. Et on les voit déambuler de partout avec leur armature, parlant anglais. Ca fait bouger la ville diront certains. Ca a chamboulé l’économie du coin et ses traditions, aussi.

Lors d’une de mes balades, entre les averses soutenues, je rencontre la famille de Washigton sur les hauteurs de la ville. Ils m’ont invité à déjeuner suite à mon passage à la radio. Les nouvelles vont vite par ici! Ils sont en train d’aménager un lopin de terres au milieu des conifères pour accueillir les touristes en quête de tranquilité et de Nature. Ils font aussi de l’artisanat religieux sur bois et sont assez doués de leurs mains. Je vous conseille de visiter bientôt ce lieu écotouristique Alpinar.

Le jour de la présentation est arrivée. Pas autant de personnes que je l’aurais pensé, mais mieux vaut la qualité! Plus de trois heures en bonne compagnie, à présenter le voyage, sa mission, sa quête intérieure et ses messages sur le tourisme et la préservation de la biodiversité et la diversité culturelle. Beaucoup d’illustrations pour compléter cela et des interventions passionnantes de mes invités. Merci à toutes ces personnes-là d’avoir apprécié cette sensibilité au voyage et de m’avoir fait sentir sur la bonne voie!

Rempli d’énergie après ces jours de repos et d’air pur, je continue la descente vers l’Oriente, l’Amazonie équatorienne. La Ruta de las cascadas porte bien son nom. La rivière Pastaza se grossit petit à petit de ses affluents tout droit descendu de la cordillère Llanganates et du volcan Tungurahua, tous deux protégés par des parcs nationaux. Elle se fraie un chemin dans un canyon étroit, d’où chutent de nombreuses cascades. Je m’arrêterai juste faire une rando vers 7 cascades au lieu-dit Machay, fuyant comme à chaque fois les sites trop touristiques. Je n’en verrai que 4, le chemin se perdant dans la jungle faute d’entretien. J’adore vraiment ces écosystèmes intermédiaires entre forêt humide tropicale et forêt de montagne. Un paysage semblable à celui du Sanctuaire Otun-Quimbaya en Colombie. Des orchidées magnifiques. Une couleuvre verte fuit à mon arrivée. L’humidité ambiante et la relative chaleur permettent cette forêt luxuriante, un monde vert. Ça glisse! Arrivée dans la province de Pastaza et sa capitale cannelle Puyo.

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