BRASIL EXPRESS (2/2) FR

Suite des aventures où je parviens à rejoindre le grand Etat du Minas Gerais. Histoire, gastronomie et populations y sont au top. Les côtes sont bien pentues bien que courtes. Je rejoins Ouro preto après une journée marathon de plus de 8 heures de vélo. Cette ville coloniale classée par l’UNESCO est un bijou architectural, riche de son passé minier et de son présent touristique et culturel. Je suis ensuite une partie de la célèbre Estrada Real (route royale) qui reliait les grands gisements et mines de l’Etat (dont Ouro preto et Diamantina) à la côte brésilienne (Parati et Rio de Janeiro) afin d’en exporter les minerais. Cap sur Rio! Joli pose à Juiz de fora avec de belles rencontres. Encore une escale sur la route pour gravir les montagnes et les orgues du Parc national Serra dos Orgãos. Ce sentier sur les hauts plateaux offre des vues splendides sur la baie de Rio au loin. Un must. Tout comme les pompiers géniaux de Petropolis qui me laissent passer la nuit chez eux et à partager de bonnes rigolades. Arrivée dans la moiteur et la puanteur de la baie de Rio ou Baie Guanabara. Une lagune qui ressemble plutôt à un égout géant. S’y déverse les eaux sans traitement aucun des quelques 500 favelas de la métropole. S’y dérouleront prochainement les épreuves nautiques des Jeux olympiques 2016, si, si!

Sur la place d'ouro preto MG

Sur la place d’ouro preto MG

Vue plongeante de la Serra dos Orgaos RJ

Vue plongeante de la Serra dos Orgaos RJ

Rio depuis le Christ

Rio depuis le Christ

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Rio, que dire dessus? Temple de l’apparence. Sur les plages c’est un défilé de mode et de stéréotypes refais des fesses jusqu’à la tête (j’exagère à peine). Des sites incontournables comme le Cristo redentor ou je monterai en trek depuis le Parc Lagé avant un bon bain de foule. Je passerai une semaine formidable en compagnie de Gisela et José Carlos (rencontrés deux mois plus tôt dans le Maranhao) dans le quartier paisible de Tijuca. Ma manière de connaître un peu la culture carioca. Une culture très riche et chaleureuse,des paysages à couper le souffle, des plages qui se succèdent : un condensé aussi identifié par l’UNESCO. La météo est encore instable mais je file vers la Côte verte (Costa verde), un paradis de plages et de montagne coincé entre Rio et São Paulo. A Ilha Grande, je passe 3 journées sportives à randonner au milieu de forêt dense y compris de nuit, à longer les plages désertes de plus de 4 km, à camper dans des lieux paradisiaques. J’ai adoré! Attention, le gentil randonneur en quête d’aventure et respectueux de la nature n’est pas très bienvenu à ce que j’ai compris. Par contre les gros bateaux de croisières qui déversent leur foule sur ce petit îlot de paradis théoriquement protégé par plusieurs parcs, no problem! Allez comprendre. Business is business.
Entre Angra dos Reis et Ubatuba, le littoral est une succession de plages immenses, parfois encore sauvages, et de montagnes recouvertes de forêt luxuriante qui y plonge littéralement. Dommage que le ciel n’est pas plus clément pour en profiter davantage. Parati, ce petit village est sorti il y a peu de son sommeil et a dévoilé au monde entier son patrimoine exceptionnel. Ce fût à l’occasion de l’ouverture il y a peu de la route côtière grâce (ou à cause) de l’implantation de la seule centrale nucléaire du Brésil. Assez étonnant de tomber nez à nez avec ce géant de bitume au milieu de ce spectacle de la Nature…

Mon dernier morceaux de Brésil à découvrir sera le pantanal, centre ouest du pays, avant de rentrer en Bolivie. Un des écosystèmes les plus riches en terme d’espèces de faune (et aussi de flore). Contrairement à l’Amazonie, il y est beaucoup plus facile d’observer oiseaux et autres bestioles qui ont moins de possibilités de se cacher. Cette zone humide est reconnue internationalement et assez bien protégé du côté brésilien, vu la manne touristique qu’elle constitue. Un peu plus en amont, le long de la Sierra de Bodoquena, Bonito porte bien son nom. Ce petit village est le temple de l’écotourisme, une référence tant nationale qu’internationale. J’y découvrirai plusieurs bons exemples. Malgré le coup de froid venu de Patagonie, j’aurais aussi l’occasion de nager avec d’énormes poissons dans une des eaux les plus cristallines du monde. La traversée de la réserve de biosphère du pantanal en vélo est un régal. Je peux voir tant d’animaux depuis ma monture! Par contre pour camper c’est un peu plus compliqué et les témoignages m’ont unanimement déconseillé de camper seul dans le territoire des jaguars. La chaleur est de retour et est de plomb.

J’ai eu bien du mal à sortir du pays, tant le Brésil m’a attaché, comme beaucoup de des voyageurs qui le découvrent hors des sentiers battus. Ce détour imprévu à mon départ m’aura coûté 5 mois et de gros coups de chaleur mais surtout de belles rencontres et de nouveaux amis. Désormais, on change le décor. Ce qui m’attend, ce sont les plateaux ventés et gelés, les glaciers et volcans, la rudesse des éléments, les extrêmes du très chaud au très froid (y compris de ses habitants). Bienvenido a Bolivia!!!

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