DU PANTANAL MATOGROSSENSE A L’ALTIPLANO BOLIVIEN

Rejoignant Bonito après un passage apprécié mais pluvieux par la côte verte (entre Rio de Janeiro et São Paulo), je découvre avec enthousiasme ce paradis pour la faune et haut-lieu de l’écotourisme. J’aurais la chance de pouvoir participer à une flottaison dans les eaux transparentes du Rio da prata, au milieu de centaines de poissons curieux. Heureusement l’eau est tiède et contre-balance le froid qu’il fait à l’extérieur. Impressionné par les règles rigoureuses à respecter pour préserver l’habitat, dans cette réserve naturelle privée de la Fazenda Cabeceira da Prata. Ça frustre un peu mes envies de sortir du rang, mais c’est pour le bien du milieu. Je quitte mes amis de la Pousada São Jorge, ou j’ai été super bien accueilli, pour retrouver la route et la liberté du voyage à vélo. Des longues lignes droites. Je parcours la « Estrada Parque » en plein milieu de la faune. Des commentaires récurrents me déconseillant de camper seul n’importe où finiront par avoir raison de ma fougue. Apparemment, le jaguar guette et il vaut mieux éviter de lui donner une proie facile. Un dernier campement au frais dans les pâturages verdoyant d’une ferme avant de rentrer dans la fournaise de Corumba et la savane bolivienne.

Très monotone comme paysage une fois passée la frontière. Une chaleur étouffante et surtout les moustiques sont à la charge. Juste le temps de m’apercevoir de la nuée qui me suit à 30km/h pour me mettre le stress. Et ils sont costauds ! Bon c’est peut être pas pire que les mouches de sable, qui bientôt en prennent le relais. Jolie escale à Los Mochis où des roches rouges abruptes émergent du plat. Je ferai juste une ascension pour rejoindre ces buttes-témoin sauvages et me baigner dans une cascade. Le village est aussi tranquille et charmant. Je file jusqu’à Santa Cruz de la Sierra, ville la plus peuplée de Bolivie. Rien de mon intérêt si ce n’est retrouver des français connus quelques jours auparavant. Dans leur maison à la mode auberge espagnole, je passe de très bons moments avec ces expatriés professeurs de français. J’ai l’impression d’être en France! On déguste entre autres des crêpes copieusement arrosées. Que ça fait du bien! Merci les amis!!!

Retour dans les hauteurs en passant par une piste terriblement poussiéreuse et dure après être passé rapidement par Samaipata, la plus grande roche sculptée au Monde (UNESCO). Je ne saurai que déconseiller aux cyclistes cette piste. Heureusement, comme toujours, la bonté humaine a frappé. Un couple me voyant bien galérer m’attend au virage. Dans le prochain village où ils habitent ils me recueillent et m’offrent un remontant à base de miel de canne à sucre qu’eux-même produisent. Un coup de froid me déclenchera une déshydratation et des gaz intempestifs. Hummm! Heureusement j’ai évité le remède local farine de maïs + cocacola, cela aurait été pire! Sucre est classé comme patrimoine de l’Humanité par l’UNESCO, au même titre que la cité minière Potosi. Charmante où je profite de la nuit des musées pour en savoir plus sur la riche histoire de la capitale de Bolivie. Suit Potosi, située à 4000 mètres d’altitude. Ça caille! Nichée au pied du fameux Cerro rico, qui l’a fait naître et a fait sa richesse. Au XVIIIè siècle, les minerais extraits (argent, plomb, étaing principalement) dans les centaines de mines en ont fait une des villes les plus riches et les plus peuplées du continent.

Sur les conseils de mon pote cycliste Juan, je file en bus vers La Paz. Une ville fourmillante, nichée dans une vallée encaissée, et surplombée par El Alto et les 6000 enneigés de la Cordillère Royale. De là, je ferai une courte escale à Cuzco et dans la Vallée Sacrée du Sud Pérou où je rejoins Miguel avant de retourner sur les rives du Lac Titicaca. Copacabana, l’Île du Soleil et la péninsule m’offriront des balades merveilleuses, des couleurs incroyables. On se croirait vraiment en Mer Adriatique sur la côte Dalmate croate, dans les Kornati… Souvenirs, souvenirs.

A partir de maintenant, fini la rigolade. Le dur du morceau m’attend… Plus de 3 semaines sur des pistes de terre et de sable, entre 3500 et 5000 mètres d’altitude, pour des paysages à couper le souffle à tous les sens du terme : volcans, lagunes, faune andine, déserts de sel… (suite bientôt)

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