CHEMIN DE TRAVERSE ARGENTIN ET CHILIEN (1/3)

Tout juste sorti du paradis infernal du Sud Lipez, dans l’altiplano bolivien, et remonté depuis la fournaise de San Pedro de Atacama, me voila arrive en terres argentines. Le changement de paysages est tant brutal que beau. Avec mes compagnons de route Alice, Benoît et Paulo, nous passons à toute allure de 4000 metres à 2000 metres. Le Cuesta de Lipán est ainsi plus facile à descendre qu’à monter! Des paysages de lagunes, salars et végétations rases, ce sont maintenant des paysages rocheux colores : La fameuse Quebrada Humahuaca, patrimoine mondial de l’humanité (UNESCO). Une vallée bordée de formations géologiques aux couleurs éclatantes dignes de Picasso, qui témoignent des forces tectoniques. Je me contenterai d’apprécier en la compagnie de Paulo du Cerro de 7 colores (la montagne aux 7 couleurs) à Purmamarca car il y en a une de 14! Bien suffisant, surtout que la contemplation peut se faire en toute liberté, elle.

Dur dur de s’habituer aux tarifs de ces lieux touristiques venant de Bolivie, où tout était si peu cher. A travers des nuées de papillons réveillés par les airs printaniers, je rejoins sans encombre Salvador de Jujuy où je cherche à rejoindre mon ami Rastian. Dans sa famille charmante, je reposerai en toute quiétude quelques jours, le temps de m’adapter à la nouvelle donne climatique. Aussitôt arrivé en Argentine, j’ai l’occasion de goûter aux premiers effets du chamboulement politique du pays. Un nouveau président et parti vient d’être élu au pouvoir. Du coup les dollars que je trimbalais ne me serve plus à grand chose. Des manifestations de protestation sont déjà organisées comme sur la place centrale de Jujuy. Pour passer Noël, je me dirige vers Cafayate. Faute de la présence de la famille et des amis, j’aurais au moins du bon vin. Je découvre ainsi des cépages inconnus comme le Bonarda, le Carmenere ou le Torrontes, et fête dignement cela autour d’un traditionnel asado (barbecue) avec des nouveaux amis venus des quatre coins du Monde dans un camping bien sympa. A Tafi del Valle, j’aurai un de mes coups de coeur du voyage avec Fabienne et Juan à Inti Watana. Je ne saurais que trop vous les recommander.

Petite visite tant rapide que puissante à Cordoba, au centre du pays, où je retrouve Gonzalo, un ami rencontré a Rio. La porte d’entrée pour découvrir cette ville vivante et faire de belles rencontres à l’occasion de la Saint Sylvestre. Bienvenu en 2016! Pendant ces moments de fêtes, il est encore plus difficile de se sentir loin de ses proches. Oui! De retour à Tucuman chez Daniel, je poursuis ma route vers le Sud, mais cette fois je fais du stop. Il faut être armé de patience lorsqu’on veut faire du stop avec mon vélo Bibi, mais ça paye. Quatre jours pour faire 1000 kilometres, c’est pas si mal. Il faut dire que les paysages traversés sont monotones et secs. Les températures sont chaudes. Arrive à Mendoza, capitale mondiale du vin. De suite, je suis sous le charme de cette (grande) ville qui parait un grand village : milles espaces verts, présence du velo, gentillesse des passants, alentours montagneux offrant l’aventure aux portes de la ville. Une fois de plus j’hésite sur mon itinéraire : Chili ou pas Chili? Finalement je resterai du cote argentin. Descendant doucement la fameuse route 40 (qui traverse le pays du nord au sud), je visite quelques bodegas engagées dans la production organique. Comme en Californie, c’est difficile de pédaler avec le hoquet!

A San Carlos de Mendoza, de manière fortuite, je fais connaissance de Mariangela et de sa famille, de ses amis et passerai avec tout ce beau monde du très bon temps. Et dégusterai un excellent asado! A San Rafael, un peu de VTT remontant la vallée de l’Atuel, saignée par ses 4 centrales hydroélectriques. A Malargue, c’est l’Eco qui m’accueille les bras ouvert. Ils me donneront l’occasion de présenter mon périple a quelques jeunes. Le nombre n’est pas l’important. Si au moins chez l’un d’eux a pu germer un rêve de voyage ou de projet alternatif, je serai content! Un grain de sable. Comme celui qui réduit à néant mes deux freins de Bibi. Contraint à la réparation de retour dans une ville à Neuquen, avant d’avancer en Patagonie. Je serai impressionné une fois de plus par l’hospitalité argentine!

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